"Le Liban est plus qu'un pays, c'est un message" S.S. Le Pape Jean-Paul II |
La guerre de 1975 Le Liban dans la Bible Notre message Lettre mensuelle
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HISTOIRE DU LIBAN
D’origine araméenne, le mot Liban signifie “ blanc”, pour
designer la neige blanche qui couronne ses montagnes. Des
preuves trouvées dans des caves tout au long de la cote prouvent que l’homme,
dés l’époque Paléolithique, a vécu au Liban. D’ailleurs, dans a Bible,
le Liban est mentionné 71 fois. Phéniciens
Peuple
entrepreneur, les phéniciens se sont installés sur la cote dés le troisième
millénaire avant J-C. Considères comme les successeurs des Cananéens, ils
sont presque deux peuples indistingables. Certaines sources vont même à dire
que les Phéniciens sont constitués de Cananéens, Amuréns
et Araméens.
Gravé
sur le sarcophage d’Ahiram, leur alphabet de 22 signes supplante le système
cunéiforme et se répand dans toute la Méditerranée (vers 1300 av J-C).
Leur
expansion commerciale s’étendit sur tout le bassin méditerranéen. Des cités
non phéniciennes, telle que Ugarit-Ras Shamra (environ 104 Km au Nord de
Lattaquié) gardent des aspects importants de la culture phénicienne. Leurs
colonies s’étendirent aussi jusqu’en Afrique du Nord à Utica et Carthage ;
Cette dernière fit elle-même une expansion vers la Tunisie, l’Algérie, le
Maroc et le sud de l’Espagne.
La
position stratégique de la Phénicie permit à ce peuple de développer le
commerce, et surtout avec l’alphabet et son utilisation pour des fins
commerciaux. Leurs exportations étaient principalement les bois de cèdre et de
pin, du linge fin de Tyre, Byblos et Berythus, des habits pourpres teints au
Morex, des broderies de Sidon, du métal, du verre, du sel, du vin,…A ce
sujet, le prophète Ezéchiel (chapitre 27 et 28) énumère les produits exportés
de Tyre, couvrant la plupart du monde tel qu’il était connu à cette époque. En
plus des exportations, les Phéniciens avaient des activités de transit, spécialement
pour les produits de l’Egypte et de Babylonie. En Egypte, les Phéniciens ont
gagné une forte influence et les Tyriens avaient une grande partie de leurs
actifs à Memphis. Les caravanes arabes contenant le parfum et les épices
passaient par la Phénicie pour arriver en Grèce.
Pour établir
cette suprématie commerciale, les Phéniciens étaient des habiles navigateurs
; ils sont même parmi les premiers à se servir de l’Etoile Polaire pour se
repérer dans leurs voyages. Domination
Assyrienne et Babylonienne Au
9eme siècle av J-C, l’indépendance de la Phénicie a été de plus en plus
menacée par l’avancée assyrienne. En 868 av J-C, Ashurnasipal II atteint la
Méditerranée et ensuite son fils, Shalmaneser III, a établit sa suprématie
sur la Phénicie.
Durant
la période neo-babylonnienne, Nebuchadrezar II, roi de la Babylonie, a dû
encercler Tyre à plusieurs reprises, et durant 13 ans, avant qu’elle ne
capitule. Période
perse Les
Perses ayant conquis les Babyloniens, ils ont, vers 583 av J-C dominé la Phénicie.
Mais ils ont permis l’ouverture du marché de l’orient aux phéniciens. Le
Liban, la Syrie, la Palestine et Chypre étaient la 5éme province de l’empire
perse. Période Grecque et Romaine
En 332 av J-C, la ville de Tyre, assiégée pendant 8 mois, tomba à la fin
entre les mains d’Alexandre Le Grand. Ainsi, les Phéniciens ont perdu leur
puissance et influence régionale, et la ville égyptienne Alexandrie devint le
pôle commercial de l’Orient.
Après
la mort d’Alexandre Le Grand (323 av. J-C), son empire fut divisé entre ses généraux
: les Lagides contrôlèrent l’Egypte, et les Seleucides le Liban, la Syrie et
la Palestine ; Mais ceux-ci ont laissé une certaine autonomie aux villes
phéniciennes. En
83 av. J-C, Tigranes II l’Arménien mis fin à la dynastie Séleucide en
occupant le Mont-Liban. Les Romains, venus pour restaurer la dynastie Séleucide,
prirent eux-mêmes le contrôle de la Phénicie en 64 av. J-C.
Beyrouth,
jusqu’ici peu connue, joua un rôle important durant la période romaine,
surtout avec son école de droit. Durant
l’époque romaine, le christianisme se propagea dés la première moitié du
1er siècle. La Phénicie fut célèbre pour ses martyres chrétiens avant édit
de Milan ( 313 ). Conquête
Arabe
En 628 les troupes arabes envahirent la région. Après la défaite à la
bataille de Yarmouk en 636, la côte libanaise tomba entre les mains des arabes.
La montagne résista le plus à l’occupation arabe grâce aux Mardaites, durs
combattants d’origine incertaine, installés au début dans le Nord du Liban. Les
Abbassides, qui prirent le pouvoir musulman après les Ommeyades, réprimèrent
avec férocité une révolte chrétienne dans la montagne en 750. Durant
l’époque arabe, plusieurs changements eurent lieu au Liban : Les villes
de la côte, jadis occupant une place importante dans la civilisation de la région,
devinrent de simples villages ! ! ! En plus, de nouveaux peuples
entrèrent dans le pays : arabes, perses, juifs,… Suite
au déclin de l’autorité Abbasside, le Liban fut gouverné successivement par
les Toulomides ( IXème siècle),
les Ikchidites (Xème siècle) puis
les Fatimides (969-1171). Les
croisades
A la fin du XIème siècle, en 1096, les Croisés, avec
l’aide des Byzantins et des Arméniens, s’emparèrent de Jérusalem. En
1109, Tripoli tomba entre les mains des Croisés (appelés Francs), Beyrouth et
Sidon en en 1110.
Durant
les deux siècles de leur occupation du Liban, les Croisés construirent des
forteresses, des églises et des monastères sans pour autant imposer leurs
rites ou religion aux habitants du pays. L’échange commercial prospéra à
travers la Méditerranée avec les pays européens.
Les
Mamelouks En 1291, les Mamelouks commencèrent par occuper Tripoli pour ensuite envahir le Liban. Leurs expéditions militaires, menées en 1305 dans les régions de Kesrouan et du Metn de la montagne libanaise, massacrèrent les habitants des villages de ces régions.
Les
Ottomans
L’expansion ottomane dans la région commença avec le Sultan Sélim I
qui, en 1516, ajouta le Liban à
son empire.
Durant
l’occupation ottomane, le Mont-Liban bénéficia d’un pouvoir autonome. Les
familles des notables chrétiens et druzes, principales communautés de la
Montagne, possédaient la majorité des terrains, infligeant un régime féodal. Les
émirs Maans prirent le pouvoir du Mont-Liban, et Fakhreddine II étendit son
pouvoir sur presque tout le Liban qui connut à cette époque prospérité économique,
culturelle, et calme politique. Plusieurs traités militaires et économiques
furent conclu avec les Européens, notamment avec la Toscane. Après
les Maans, les Chéhab prirent le pouvoir à la Montagne. A partir de 1750,
certains émirs Chehab et Lamah se convertirent au christianisme, et surtout au
maronitisme. Au début du XIXème siècle, l’un de ces émirs,
Bechir Chehab II, gouverna le Mont-Liban qui connu un important essor économique. Mais
les Egyptiens, avec Ibrahim Bacha, fils de Mohammed Ali, occupèrent le Liban en
1852. L’émir Béchir II coopéra avec eux, et le pouvoir des maronites
augmenta par rapport à celui des druzes. Ces derniers menèrent une révolution
en 1840 qui détrôna Bechir II. Bechir III, son successeur, fût aussi détrôné
en 1841 après une autre révolte druze qui eu pour conséquence la fin du
pouvoir des Chehab, et les Ottomans gouvernèrent directement le Mont-Liban.
Mais les différends entre maronites et druzes obligèrent les Ottomans à
diviser la Montagne en régions druzes et régions chrétiennes. Les conflits ne
s’arrêtèrent pas et ils culminèrent en 1860 avec le massacre de milliers de
chrétiens par les druzes. De même, en 1860, 5 milles chrétiens furent massacrés
à Damas. Pour
protéger les chrétiens, les Français vinrent au Liban et ne le quittèrent
qu’après avoir instauré un nouveau régime.
Mandat
Français
Assoiffés de liberté, les Libanais ont délégué, en 1919, le
patriarche maronite Elias Hoayek pour les représenter dans la Conférence de
Versailles, et demander l’indépendance de leur pays. Le Patriarche a été à
la hauteur de la situation, et le Grand Liban fût proclamé par le Général
Gouraud le 1er septembre 1920, après la conférence de Saint-Remo en Italie, où
le Liban fût placé sous mandat français. Le pays fut soumis à l’autorité
d’un haut commissaire français, et d’une administration locale supervisée
par des conseillers français. Après
des années de mandat français, les Libanais voulaient l’indépendance.
Ainsi, le parlement libanais abrogea toutes les dispositions qui faisaient référence
au mandat. La réaction française ne se fit pas attendre : le président
de la République Béchara el-Khoury, le Premier ministre Ryad el-Solh, et les
ministres furent arrêtés. Mais le mouvement populaire grandissant et
l’intervention de l’Angleterre forcèrent les Français à libérer les
responsables libanais, et l’indépendance fut proclamée le 22 novembre 1943.
Après
l’indépendance.
Avec ses différentes communautés et les aspirations de chacune, le
maintien de la paix dans le Liban n’est pas chose aisée. Un pacte non écrit,
appelé “ Pacte National de 1943 ” partagea le pouvoir entre les
différentes communautés : le président de la république est chrétien
maronite, le Premier ministre musulman sunnite et le chef du parlement musulman
chiite. Mais ce Pacte n’empêcha pas un climat de tension entre les différentes
communautés.
Après
un amendement de la constitution, le Président Khoury resta au pouvoir pour un
nouveau mandat. Mais l’opposition à ce nouveau mandat grandissait, et elle
culmina en 1952, ce qui poussa Khoury à démissionner.
Camille
Chamoun fut alors élu président. Durant son mandat, le pays connu un fort boom
économique et culturel. Mais suite à la création de la République Arabe Unie
entre l’Egypte et la Syrie, plusieurs voix demandèrent l’association à
cette nouvelle union. Cette demande fit apparaître des troupes musulmanes armées
illégalement à Tripoli, au nord du Liban. Le chef de l’armée, le Général
Fouad Chéhab, refusa d’envoyer l’armée libanaise pour arrêter les troupes
illégales, ce qui poussa le Président Chamoun à demander une intervention
internationale, principalement américaine.
La
“ crise de 1958 ” terminée, le mandat de Chamoun était à sa fin ;
le parlement élut le Général Chehab à la Présidence. Durant son mandat, le
Général Chehab s’efforça à améliorer l’administration publique ;
de même, il garda de bonnes relations avec son entourage arabe.
Son
successeur, Charles Helou, avait un faible pouvoir. Durant cette période là,
le problème des palestiniens armés installés au Liban s’imposa encore plus.
Les accords de Caire, signés en 1969 après de fortes pressions exercées sur
le Président Helou par les Palestiniens et le chef du gouvernement Karamé,
leur permirent d’aménager des bases d’entraînement, et ils utilisèrent le
Arqoub comme base d’opérations militaires contre Israël. Durant
le mandat de Soleiman Frangié, successeur de Helou, les Palestiniens constituèrent
un vrai problème. En effet, après le “ septembre noir ” en 1970
en Jordanie, où les Palestiniens furent massacrés par l’armée jordanienne,
de nombreux palestiniens affluent vers le Liban. Leurs camps armés constituèrent
un Etat dans l’Etat, et ils furent un danger pour la population libanaise.
Presque inaccessible à l’Etat, le sud du Liban fut nommé le “ Fath
Land ”, Fath étant le nom de l’organisation palestinienne armée.
Plusieurs
accrochages entre l’armée et les Palestiniens eurent lieu. L’attaque contre
une église, le 13 avril 1975, fut la goutte qui fit déborder le vase : la
guerre éclata au Liban.
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Abdo Medlej 2001© |